Belle-Île, Palais, 21 août 2026 : la mobilisation contre le raccordement de Bretagne sud monte encore…
Non, Ouest-France, ce ne sont pas 200 personnes, mais bien plus ( au moins 400) qui se sont rendues devant la mairie de Palais, le 21 août 2026 à l'occasion de la venue de la Commission d'enquête publique sur le raccordement de Bretagne sud, la seule session physique qui aura lieu à Belle-Île, pourtant impactée de façon majeure par le projet de zone industrielle éolienne Bretagne sud.
Pour information, selon les documents officiels de la DGEC, ci-dessous ce que verront les passagers du ferry du ferry de Quiberon lors de leur traversée vers Belle-Île. La zone sera bien visible dès le départ de Quiberon , à une hauteur supérieure à celle du célèbre château
Un grand bravo et merci aux associations (Génie du Lieu, Gerveur Da Viken, UBED (Union belliloise pour l'environnement et le développement),Gardiens du Large , Réseau Energie Terre et mer et bien sûr PIEBÎEM qui avaient appelé à la manifestation et/ou au rassemblement et à la participation massive à l'enquête publique et étaient massivement présentes pour informer, discuter, échanger.
II y a en effet un véritable « génie du lieu » ( Merci à l'association pour l'organisation de la manifestation), un patrimoine immatériel de beauté, de sublime, d'émotion ,de transmission mondialement connu autour de cette côte sauvage de Belle-Ile, de Port-Coton, de Port de Donnant, de la Grotte de l'Apothicairerie, de la pointe des Poulains… un patrimoine immortalisé par les plus grands artistes, dont nous avons hérité et que nous devons transmettre.l
Merci aussi aux élus qui se sont déplacés. Rappelons que 14 octobre 2025, les élus de la Communauté de Belle-Île répondait au Préfet qui les consultait sur le projet de raccordement de Bretagne sud : « je vous propose d'indiquer nous opposer au projet compte-tenu de l'atteinte paysagère portée par le poste de livraison en mer qui sera visible depuis un ensemble de sites patrimoniaux de Belle-Île et l'absence de mesures de réduction et de suivi pour atténuer cet impact, l'atteinte portée aux paysages maritimes représentés dans les œuvres de nombreux peintres telles que Monnet ou Matisse, alors même que la collectivité a réalisé des aménagements touristiques pour mettre en valeur ce patrimoine. Ces atteintes seraient d'autant plus marquées qu'elles se cumuleront à celles générées par les éoliennes implantées sur les secteurs associés dit AO5 et AO9. » lien
Et ce sont ensuite Erdeven, Plouharnel, Saint-Pierre Quiberon, Quiberon, Groix, Plouhinec qui ont répondu de la même façon ;
L'Etat, RTE et les promoteurs éoliens pensaient avoir anesthésié toute opposition par leur propagande mensongère sur l'utilité de l'éolien en mer et leurs promesses de taxe éolienne, à Quiberon le 4 février 2026, élus, associations et citoyens ont répondu : « nos paysages ne sont pas à vendre » lien
La mobilisation continue ! Le registre est disponible en mairie du Palais jusqu'au 28 septembre 18h30 et les contributions sont possibles par voie électronique https://www.registre-numerique.fr/raccordement-des-parcs-eoliens-en-bretagne-sud
Et mardi 25 aout, de 14h à 17h , c'est à Erdeven
PIEBÎEM rappelle son opposition à une programme éolien en mer éolien en mer insensé de 45 GW (soit l'équivalent de 90 Saint-Nazaire), qui constitue une industrialisation à marche forcée de la mer côtière sans intérêt climatique dans le contexte français de surproduction durable d'électricité déjà décarbonée, dangereux pour la sécurité d'alimentation électrique, économiquement et socialement insoutenable, ravageur pour nos paysages littoraux et leur riche biodiversité avec des promesses fallacieuses d'emploi et de fortes dépendances étrangères et mettant en péril des activités comme la pêche côtière artisanale, le nautisme, le tourisme.
PIEBîEM rappelle son opposition au projet de zone industrielle éolienne Bretagne sud qui cumule les inconvénients de l'éolien flottant (coûts extravagants, #250€/MWh, absence de maturité technique, agression de fonds marins exceptionnels par les ancrages et les câbles dynamiques) et ceux de l'éolien posé proche des côtes (maximisation des atteintes paysagères et patrimoniales, des atteintes à la vie marine littorale, des conflits d'usage avec la pêche artisanale côtière, le tourisme, la nautisme, et le cadre de vie des habitants).
Ce que verront les arrivants à Belle-Île









