Le retour de la PPE3 – PIEBÎEM refait le point et confirme sa demande de moratoire sur l’éolien en mer. Retour sur une longue bataille
L'actualité sur la PPE3 revient en trombe. Le ministre de l'énergie vient de rappeler que la stratégie énergétique de la France est en tête des priorités du gouvernement et de celles du Premier ministre, et vise à publier ce texte sensible qui déchire la classe politique avant la fin l'année lien ; Le lobby éolien en mer français pousse très fort, avec cet aveu extraordinaire : il ne peut pas survivre sans la PPE3, entendre sans les aides, subventions et contrats juteux qu'il espère lien . Enfin RTE prend au moins partiellement en compte les préconisations de l'Académie des Sciences et revoit sensiblement à la baisse ses projections de demande électrique lien : pas besoin de production électrique supplémentaire d'ici 2035, surtout intermittente-. PIEBÎEM refait le point sur la PPE3 et ses nombreuses interventions dans le débat public et auprès des décideurs.
1) Alexandre Jardin (les Gueux) et Bernard Accoyer (PNC) appellent à ne pas publier la PPE3 en l'état et à ne pas céder aux pressions des lobbys pro-ENR : « J'accuse enfin l'État français de s'apprêter à signer la PPE3 sous pression de lobbies, sans tenir compte des nouvelles règles du jeu… Appliquez sans délai la #PPEdesGueux, ce programme cohérent, salvateur dans la déroute, qui permet une baisse de 25% des factures d'électricité de notre peuple en respectant quatre principes : sortir illico du carcan germano-européen, arrêt total des subventions aux énergies intermittentes, révision des contrats existants (ça suffit le pillage officiel), priorité au nucléaire et à l'hydraulique » lien
2) Avis de l'Académie des technologies sur la PPE3 : même au niveau actuel, les ENR électriques posent déjà des problèmes majeurs et leurs coûts complets doivent être évalués : L'Académie des Technologies dans sa contribution à la PPE3 met en garde contre le développement des ENR électriques non justifié par la demande, particulièrement l'éolien offshore flottant, s'étonne des résultats des appels d'offre et des tarifs français et demande une plus grande transparence. L'Académie appelle à l'estimation sincère des coûts complets des ENR et estime qu'elles doivent prendre en charge l'ensemble de leurs externalités négatives , et par exemple, des écrêtements sans compensation. L'éolien flottant est à déprioritiser lien
3) PNC France : la publication d'un décret PPE3 constituerait un déni démocratique et une erreur en terme de politique énergétique : « Il appartient au Parlement d'établir et de voter les textes législatifs, et il serait inacceptable que, cédant à des intérêts privés, des services de l'État contournent ainsi son rôle. Cela serait gravement dommageable pour la France et les Français, car il est démontré que le projet actuel de PPE3 comporte des aberrations qui demandent impérativement à être corrigées. Quels que soient les arguments fallacieux et intéressés des lobbies du gaz et des énergies renouvelables, il est établi que le développement massif des sources d'énergie éolienne et photovoltaïque proposé à court terme par le projet actuel ne répond à aucun besoin et est ruineux pour l'économie française et les consommateurs. Dans la situation économique de la France, avec 3400 milliards de dettes, il convient d'écarter tout engagement financier non indispensable. Lien
4) Lettre ouverte de PIEBÎEM aux Sénatrices et Sénateurs avant le débat PPE3 : « S'appuyant entre autres sur les préconisations de l'Académie des Sciences quant à l'évolution de la demande électrique qui ne nécessite aucune production supplémentaire d'ici 2035, en particulier pas 200 TWH d'ENR supplémentaires, et souligne les graves inconvénients économiques et techniques d'une surcapacité d'électricité variable, fatale et intermittente, PIEBÎEM demande l'arrêt des programmes éoliens en mer, la détermination de leurs coûts complets et externalités négatives et dénonce les fausses promesses d'une filière hautement subventionnée. et ... à valeur ajoutée essentiellement chinoise. Lien
5) PPE3 (Programmation Pluriannuelle de l'Energie) et la Commission Gremillet (2): une résistance s'organise sur l'éolien en mer. L'amendement PPE des « Gueux » : « Si les premiers retours de la Commission Gremillet ne semblent absolument pas à la hauteur des défis de la PPE3, notamment concernant l'éolien en mer et sont en contradiction avec même la démocraties environnementale la plus élémentaire (les conclusions de la Mer en Débat) ;, une bonne surprise est peut-être possible. Dans un amendement poussé par les Gueux, des députés LR estiment à au moins 300 milliards les couts inutiles dus aux développements des ENR et appellent à un moratoire. Concernant plus spécifiquement l'éolien en mer, il gagnerait à être complété par un amendement plus précis et plus conforme aux vœux des associations, qui demande la suspension de délivrance de toute nouvelle autorisation environnementale sur l'éolien en mer ( amendement RN) lien
6) La PPE3 n'est pas une programmation mais un dogme et un empilement incohérent : Eviter la crise sociale : Dans Le Figaro (13 août), Alexandre Jardin, F Bellamy, D. Lisnard... invitent à remettre radicalement en cause une PPE3 qui présente un danger grave de crise sociale, dénoncent une logique de subventions massives (on produit à perte, on vend à perte, et ce sont les factures des citoyens fragilisés qui compensent) et appellent à la fin de tout financement public pour l'éolien et le solaire. 2) Yves d'Amécourt ( Nouvelle Energie) considère que la PPE3 n'est pas une programmation mais un dogme et est à reprendre intégralement, qu'il faut arrêter cet empilement incohérent en l'absence de stratégie et de subventionner massivement pour produire encore plus, au mauvais moment, au mauvais endroit, au mauvais prix.» lien :
7) PPE3 Tribune du Cérémé cosignée PIEBÎEM : ne laissons pas la bataille des énergies tourner au déni démocratique ou comment gagner facilement 300 milliards d'euros : Si l'électricité intermittente (éolienne et solaire) reste marginale, surtout dédiée à des usages locaux, sans se déverser sur le réseau, la neutralité carbone peut être atteinte en 2050 pour un coût complet cumulé du système électrique inférieur de l'ordre de 300 milliards d'euros au coût du scénario du discours de Belfort ou de celui du projet de décret PPE 3 . Un parc éolien et solaire installé plus puissant que le nucléaire- inutile et à coût exorbitant : « Jamais le déploiement éolien et solaire n'a atteint en France un niveau aussi élevé, avec une puissance installée fin juin 2025 équivalente à celle de 46 réacteurs nucléaires. Si les demandes de nouvelles autorisations en cours d'instruction étaient acceptées, il y aurait, à côté de nos 56 réacteurs nucléaires en activité, un parc éolien et solaire d'une puissance équivalente à celle de 95 réacteurs nucléaires… lien
8) PPE3 : Le pressing acharné du lobby des ENR continue, la résistance aussi : Sébastien Lecornu serait prêt à enfin publier le décret de la troisième programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), attendu depuis des mois par les filières. Matignon a pour cela élaboré un scénario impliquant de réévaluer les soutiens publics aux énergies renouvelables et, le temps que cela soit fait, d'imposer un moratoire sur le solaire et l'éolien terrestre. Une production ENR inutile (Académie des Sciences), dont le but n'était pas la décarbonation mais la sortie du nucléaire (Meynier-Millefert ), l'éolien offshore, un truc de Shadock qu'il faut arrêter tout de suite ( Jancovici) lien :
9) PPE3 Programmation pluriannuelle de l'énergie : le Cérémé demande un moratoire sur les ENR. : L'investissement massif dans l'éolien ne sert à répondre qu'aux exigences du lobby éolien ; 2) 6 millions d'euros par emploi créé, en vue de produire une électricité intermittente dont le besoin n'est pas avéré ; 3) Les subventions à l'éolien, accordées sans étude d'impact, ne font que créer une rente de situation aux promoteurs éoliens au détriment des consommateurs et des industries ; 4) Les ENR intermittentes variables représentent déjà en puissance installée l'équivalent de 45 réacteurs nucléaires , et bientôt, si la PPE3 est poursuivie, de 85 réacteurs nucléaires… lien
10) PPE3 : Mobilisation entrainée par l'Académie des Sciences contre un décret et un texte absurdes : La charge de l'Académie des sciences contre la PPE3: mépris des experts, chiffrages incohérents, surestimation absurde de la demande électrique, les dangers de l'augmentation massive des énergies solaires et intermittentes… la fuite en avant des renouvelables et un décret illégal pour accélérer sur l'éolien en mer. L'Académie des sciences a été entendue et provoque un vif débat chez les décideurs et l'opinion publique, dans nous espérons qu'il arrivera à sa conclusion logique : un moratoire immédiat sur les énergies fatales intermittentes. Il est incompréhensible que les objectifs de production électrique totale ne tiennent pas compte, à travers des scénarios alternatifs, de la réalité suivante : depuis 2017, la consommation électrique diminue globalement, passant de 480 à 449 TWh en 2024, en contradiction avec les prévisions… Avec des besoins en électricité de 508 TWh en 2035, aucune capacité supplémentaire de production électrique ne serait alors nécessaire, la production actuelle étant suffisante. Pourquoi, alors, envisager 200 TWh d'énergies renouvelables (EnR) supplémentaires… Plus inquiétant encore, cette production repose principalement sur une augmentation massive des énergies solaire et éolienne intermittentes, passant de 73 TWh en 2023 à 254-274 TWh en 2035. Cette évolution entraînerait des surcapacités considérables, coûteuses et inutiles, générant un excédent d'offre par rapport à la demande dépassant les 100 TWh, et surtout un taux excessif de production d'électricité non pilotable proche de 40 %. Lien :
11) La PPE3 (Programmation Pluriannuelle de l'Energie version 3) ne peut se passer de démocratie ! Le gouvernement entend faire adopter la «PPE 3» par un décret dont la publication est attendue d'ici le début du mois d'avril après une dernière consultation vraiment minimale (fin 5 avril) du public. Au colloque PNC/Cérémé organisé au Sénat le 10 mars, l'ensemble des intervenants ont jugé inconcevable que le gouvernement procède par décret, et non par une loi et un débat Parlementaire : Toute précipitation sous la pression de lobbys afin de lancer de nouveaux appels d'offres serait suspecte. Dans la foulée, près de la moitié des Sénateurs ont écrit au Premier ministre pour demander un débat parlementaire et ont fustigé un projet de PPE3 incohérent en terme de chiffrages, insuffisamment documenté au niveau des choix proposés, fragile sur le plan de la demande d'énergie et l'offre, indigent sur le chiffrage économique et à l'évaluation environnementale déficiente. PIEBîEM approuve cette démarche des Sénateurs et dénonce un déni de démocratie nationale, locale, environnementale insupportable et dont la fragilité juridique inquiète même le lobby ENR. Lien
12) Débat sur la PPE3, démêler le vrai du faux : PNC répond à la CRE : Le 1er septembre 2025, la Commission de Régulation de l'Énergie (CRE) publiait une lettre d'information intitulée « Débat sur l'énergie, démêler le vrai du faux: lien . En réalité, il faut maintenant démêler le faux du vrai du faux de la CRE qui a commis quelques erreurs. PIEBÎEM remercie PNC France qui a fait le travail : Oui la facture d'électricité a doublé depuis l'introduction massive des ENR, les ENR sont en grande partie responsables de l'augmentation et ça ne va pas s'améliorer avec une PPE3 à près de 300 milliards d'euros. Lien
















