PIEBÎEM s'oppose au projet de zone industrielle éolienne en baie de Morlaix
PIEBÎEM a répondu à la consultation sur le projet de stratégie pour la façade maritime NAMO (Nord-Atlantique Manche-Ouest) pour faire connaître son opposition au projet de zone industrielle éolienne en baie de Morlaix. 1) Un projet absurde cumulant les inconvénients de l'éolien posé et flottant - comme le projet Bretagne sud ; 2) Une atteinte massive à des paysages exceptionnels ; 3) Des risques d'atteintes spécialement graves à une avifaune marine particulièrement fragile ; 4) Un impact majeur sur la pêche artisanale locale ; 5) L'éolien en mer climatiquement et électriquement inutile, dangereux pour la stabilité du réseau pour un coût de l'électricité insoutenable économiquement et socialement ; 6) Pas de compromis avec la sécurité maritime
Contribution complète en pièce jointe
1) Un projet absurde cumulant les inconvénients de l'éolien posé et flottant - comme le projet Bretagne sud : ce projet de zone industrielle éolienne en baie de Morlaix comporte de nombreuses similarités avec le projet Bretagne Sud, auquel PIEBÎEM s'oppose également, et qui en font deux des projets éoliens en mer parmi les plus absurdes. Il s'agit en effet dans les deux cas de projet éolien flottant, mais proche des côtes, et qui cumulent donc les inconvénients de l'éolien posé (maximisation des atteintes paysagères et patrimoniales, des atteintes à la biodiversité de la mer littorale, des conflits d'usage avec la pêche artisanale, le tourisme, le nautisme) et de l'éolien flottant ( manque de maturité technique, coûts importants, agression des fonds marins par les systèmes d'ancrage et les câbles, dangers d'enchevêtrement dans les câbles pour les mammifères marins, interactions avec les poissons électrosensibles, impossibilité pratique de toute forme de pêche)…
2) Une atteinte massive à des paysages exceptionnels : Le projet, comprenant environ de 110 éoliennes de 287 m de haut, serait implanté dans une zone à 16 km de l'île de Batz (un site inscrit, partie de la Zone Natura 2000 de la baie de Morlaix), 18 km de Roscoff et 23 km de Pleumeur-Bodou...
3) Des risques d'atteintes spécialement graves à une avifaune marine particulièrement fragile: le projet se situe à proximité de l'archipel des Sept-Îles, première historiquement et plus importante réserve ornithologique du littoral avec plus de 20 000 couples d'oiseaux marins et 27 espèces nicheuses. Rouzic est le seul point de nidification en France pour le Fou de Bassan ainsi que pour la quasi-totalité des macareux moine…
4)Un impact majeur sur la pêche artisanale locale : Encore davantage que l'éolien posé, l'éolien flottant avec son réseau de câbles flottants est incompatible avec la pêche artisanale côtière, la plus respectueuse de la ressource. Or, la zone est jugée foisonnante par les pêcheurs locaux qui s'inquiètent et ne sont pas entendus…
5) L'éolien en mer climatiquement et électriquement inutile, dangereux pour la stabilité du réseau pour un coût de l'électricité insoutenable économiquement et socialement ...
6) Pas de compromis avec la sécurité maritime : Dans le cas de Morlaix, certains semblent préconiser un éloignement de la zone éolienne à 40 km des côtes qui nécessiterait de ne pas respecter la règlementation maritime imposant une distance de 10 milles (18 km) des rails de navigation. Dans la solution alternative proposée, la zone éolienne se situerait à 4 milles nautiques d'un rail secondaire mais qui voit quand même passer un peu plus de 1200 navires par an sur une zone proche des côtes. Chaque tempête maintenant amène son lot d'accidents jusqu'ici évités de justesse. PIEBÎEM s'oppose donc à un précédent dangereux et à tout compromis avec la sécurité maritime, qui résulterait à coup sûr dans la réapparition de ces catastrophiques marées noires dont nous avons réussi à nous débarrasser...
Texte complet de notre contribution ci-joint Pétition de NEMO lien




