Projet Eolien Bretagne Sud : demandes de RTE concernant le déclassement d’espaces boisés classés et d’occupation du domaine public maritime. C’est deux fois non !
Pour les travaux d'atterrage de Bretagne sud, RTE demande le déclassement d'espaces boisés classés (EBC), ceci devant passer par une modification du Plan Local d'Urbanisme des communes concernées. En l'absence d'informations importantes sur les enjeux de biodiversité et en présence d'affirmations contestables de RTE sur le bien-fondé du classement, PIEBÎEM appelle à rejeter la demande de RTE de modification du PLU et de déclassement d'Espaces Boisés Protégés. En ce qui concerne, l'autorisation d'utilisation du Domaine Public Maritime, plusieurs communes ont fait connaître leur opposition 1) Atterrage de Bretagne sud : Demande de déclassement d'espaces boisés classés : pour PIEBÎEM, c'est non ! 2) Occupation du domaine public maritime, c'est non pour les communes de Belle-Ile, Groix, le Conseil Départemental…
1) Atterrage de Bretagne sud : Demande de déclassement d'espaces boisés classés : pour PIEBÎEM, c'est non !
Dans le cadre des travaux d'atterrage de Bretagne sud à Erdeven, RTE demande le déclassement d'espaces boisés classés (EBC)sur les communes d'Erdeven, de Plouharnel, de Ploemel et de Locoal Mendon et de Brec'h, ceci devant passer par une modification du Plan Local d'Urbanisme des communes concernées.
De l'aveu même de RTE, recueilli lors de l'enquête environnementale sur le raccordement de la zone éolienne Bretagne Sud ( mi-2025) « la zone en mer qui a été décidée bien avant le débat public par la région, les pêcheurs et les autorités défense a pour conséquence d'orienter le raccordement sur une côte sensible du Morbihan-. L'ensemble du littoral concerné est reconnu par la DGEC comme un « paysage de très forte valeur » avec de forts enjeux patrimoniaux (menhirs d'Erdeven et découvertes éventuelles),de biodiversité marine (maërl, zostère, laminaire) et d'espèces végétales.
Le cas des EBC (Espace boisés classés) a été évoqué lors de la Concertation Fontaine du 12 avril 2023, ainsi que cela figure au compte-rendu :
« Concernant le milieu naturel, on observe de nombreux boisements très découpés et morcelés complétés de quelques prairies aux abords des cours d'eau, des zones humides recensées sur la quasi-totalité de l'aire d'étude, des milieux naturels riches, localisés au niveau de la côte sur le massif dunaire de Gâvres à Quiberon et de ses zones humides associées, et dans une moindre mesure, aux abords du ruisseau de Tréavec et de l'étang de Crannic sur les communes de Landaul et Brech… Le département sera vigilant à ce que le projet ne porte pas atteinte aux espaces naturels sensibles (ENS)… »
RTE affirme qu'aucun des Espaces Boisés Classés situés sur des communes « Loi Littoral » et déclassés pour le projet de raccordement ne présente de caractère significatif. RTE argue que certaines des zones boisées classées l'ont été par erreur, car au droit de lignes existantes. PIEbÏEM demande que ces allégations soient confirmées par une expertise indépendante
RTE reconnait néanmoins que ses travaux nécessiteront le déclassement de certains espaces boisés classés dont il ne peut contester le classement. PIEBÎEM s'étonne de ne trouver aucune mention des enjeux possibles de protection de la biodiversité, par exemple et de façon non limitative, sur les amphibiens et les chiroptères, ni aucune indication de la la nécessité éventuelle d'obtentions de dérogations d'espèces protégées,
En l'absence de ces informations importantes et en présence d'affirmations contestables sur le bien-fondé du classement, PIEBÎEM appelle à rejeter la demande de RTE de modification des PLUs des communes concernées et de déclassement d'Espaces Boisés Classés.
En PJ notre contribution à la consultation. Tout citoyen peut y participer via un avis personnalisé sur le registre dématérialisé https://www.registre-dematerialise.fr/6906 • ou par courriel à l'adresse électronique concertation-publique-6906@registre-dematerialise.fr jusqu'au 12 décembre
2) Occupation du domaine public maritime, c'est non pour les communes de Belle-Ile, Groix, le Conseil Départemental…
Pour occuper le domaine public maritime, le porteur du projet des parcs éoliens en mer et RTE doivent chacun obtenir une concession d'utilisation du Domaine Public Maritime en dehors des ports, délivrée par le préfet de département après avis conforme du préfet maritime. Cette autorisation, spécificité française, tout comme le fait que le raccordement est à la charge de l'Etat via RTE et non à celle de l'exploitant, est accordée gratuitement alors que dans la quasi-totalité des pays européennes, elle fait l'objet d'enchères.
Le préfet a lancé une consultation des communes concernées sur la concession du DPM. A Bangor, la réponse a été non : « La maire, Annaïk Huchet, a rappelé que « l'avis du conseil a toujours été défavorable, que ce soit à cause de l'impact visuel, de la complexité du dossier, de la non-réponse aux courriers et l'absence de concertation, notamment avec les pêcheurs. Depuis le 15 mai 2024, quand le lauréat de l'appel d'offres lancé par le gouvernement a été connu (Pennavel, suivi de sa présentation du projet, les demandes d'éloignement des éoliennes des côtes n'ont pas été entendues ». C'est également non pour le conseil municipal de Palais et le conseil communautaire de Belle-Ile-en-Mer qui se sont réunis lundi 1er décembre 2025 et ont émis un avis défavorable.
Et c'est aussi non pour l'île de Groix et pour le Président du conseil départemental. Les raisons invoquées se recoupent : plusieurs avis défavorables ont déjà été rendus, notamment en ce qui concerne l'étude afférente au projet ; la grande complexité du dispositif de concertation avec les collectivités locales concernant le projet éolien dans son ensemble ; l'insuffisance des études d'impact ; l'absence d'analyse des effets cumulés à l'échelle du dispositif Bretagne-sud ; les risques pour les sites Natura 2000, les paysages remarquables et l'attractivité touristique.




