Quiberon 14 février 2026 : les éoliennes on n’en veut pas, plus de 2000 personnes manifestent contre le projet de zone éolienne Bretagne sud
Succès incontestable pour la mobilisation contre la zone industrielle Bretagne sud sur la grande plage de Quiberon à l'initiative des élus locaux et soutenue par l'ensemble des associations qui luttent contre le projet Bretagne sud lien : 1) Près de 2 000 personnes réunies à Quiberon contre un «saccage programmé » : L'union c'est important ! ; Nous ne défendons pas seulement un paysage, nous défendons une identité ; 2) « On sacrifie tout pour du fric et j'ai envie de pleurer quand je vois cela ; 3) On appelle Belle-Ile-en-Mer la bien nommée, comment va-t-on l'appeler après ?; 4 ) Ne nous sacrifiez pas » : plus de 1 500 personnes rassemblées à Quiberon contre le parc éolien de Bretagne sud ; 5) Si on ne peut pas l'éloigner, on n'en veut pas » : des élus et plus de 1 500 manifestants à Quiberon contre le projet éolien Bretagne Sud ; si c'est si compliqué, si c'est si coûteux de s'éloigner en mer, il faut arrêter le projet ; 6) C'est une déclaration d'amour au paysage ; 7) David Le Quintrec (UFPA) : Nous les pêcheurs artisans, nous allons être impactés de plein fouet ; 8) PIEBÎEM : La mer est belle sans éoliennes et c'est aussi un combat culturel !
1) Près de 2 000 personnes réunies à Quiberon contre un «saccage programmé » : L'union c'est important ! lien Ouest-France
« Philippe Le Ray a le sourire. Déjà, parce que le soleil est de sortie – rien que ça, un petit miracle ! – mais surtout, parce que ce samedi 14 février, entre 1 500 et 2 000 personnes sont rassemblées sur la grande plage de Quiberon (Morbihan), contre le parc éolien au large de Belle Île. Pour ce moment, lancé à l'initiative du président de la communauté de communes Auray Quiberon terre atlantique, le Pays d'Auray est là : Toutes les communes sont représentées, au-delà des appartenances des uns et des autres, se réjouit Philippe Le Ray. Ça nous donne un peu de force. Des communes du littoral, Erdeven, Plouharnel, Carnac et La Trinité, mais aussi de l'intérieur des terres, Landévant, Sainte-Anne-d'Auray, Locoal-Mendon, Pluneret, Brech. NB : étaient également présents Philippe Le Fur, maire de Houat, Stéphanie Doyen, maire de Saint-Pierre-Quiberon, Isabelle Le Callenec, . Conseillère régionale,...
Nous ne défendons pas seulement un paysage, nous défendons une identité lien
« Au-delà du débat sur la ressource énergétique, au-delà du dossier mal ficelé, c'est essentiellement sur ce point qu'appuient les élus qui prennent la parole devant la foule : l'identité du territoire qui s'apprête à être massacrée », transformés en « zone industrielle et maritime. Bientôt, nous emmènerons nos enfants dans des musées, pour leur montrer ce qu'étaient nos littoraux !, dit Annaïck Huchet, maire de Bangor et présidente de la communauté de communes de Belle île, opposée au projet depuis les débuts. N'artificialisez pas nos côtes, ne nous sacrifiez pas ! Ce qui est en jeu dépasse le simple projet technique, harangue de son côté Gérard Pierre, conseiller départemental, qui se fait le relais de David Lappartient, le président du Département. Ce qui est en jeu, c'est l'âme de Belle île et du Morbihan ! Nous ne défendons pas seulement un paysage, nous défendons une identité, une vision de l'avenir, où le progrès ne se fait pas contre les territoires, mais avec eux et dans le respect de leur histoire. »
On s'est fait prendre pour des couillons.. on épuisera tous les recours lien ouest France
« Au-delà aussi du saccage programmé, les élus locaux dénoncent des décisions arbitraires de l'État, ces projets gigantesques, initiés en 2020, alors que nous étions occupés à gérer la crise sanitaire, un débat public qui a été un « simulacre. Et le difficile dialogue avec l'État. Ça n'a été que de l'information descendante, confie un élu. On s'est fait vraiment prendre pour des couillons. Ils ne nous entendent pas. On est attaché à la beauté de notre territoire : on leur parle de ça, et ils nous répondent indemnisation et mètre carré. Aujourd'hui, on dit clairement, les éoliennes, on n'en veut pas, tranche Philippe Le Ray. C'est le début d'une histoire, d'un combat. C'est peut-être difficile, mais c'est largement jouable. »
Quelle suite politique, maintenant ? « On va laisser passer les élections, on va discuter, avec l'État, et s'il décide de passer en force, nous épuiserons tous les recours possibles », explique Philippe Le Ray, rappelant que le raccordement à terre passe sous un cordon dunaire classé, et une zone… inscrite au patrimoine de l'Unesco »
« Piebîem, Gardiens du large. Gens de Bretagne, .. Les associations se sont joint à l'appel des élus. Avec des positions très diverses, certaines pour la préservation des paysages, d'autres contre l'éolien ; certaines pour un référendum, d'autre un moratoire, d'autres encore un abandon du projet. »
2) « On sacrifie tout pour du fric et j'ai envie de pleurer quand je vois cela » lien France 3
Plus de 1500 personnes se sont réunis à l'occasion d'un rassemblement citoyen cet après midi sur la grande plage de Quiberon pour marteler leur position. Ils veulent marquer les esprits en mettant en avant le gigantisme d'un projet "avec des éoliennes de 340 mètres, plus hautes que le Tour Eiffel, et d'une emprise équivalente à la largeur d'un terrain de football pour chaque éolienne implantée
Parmi les élus présents à ce rassemblement sur la grande plage de Quiberon, Stéphanie Doyen, maire de Saint-Pierre Quiberon. "Je ne suis absolument pas contre les éoliennes. Je ne suis pas non plus tout nucléaire. Mais là, on sacrifie tout pour du fric et j'ai envie de pleurer quand je vois cela" nous raconte-t-elle. Selon l'élue, "il n'y a aucune consultation mise en place par l'Etat. On ne sait rien du plan énergétique global. On ne connaît rien de la vision à long terme en ce qui concerne l'énergie." Et elle ajoute "ces éoliennes vont détruire un plateau avec des coraux uniques, vont détruire de la biodiversité marine, la pêche et vont saccager nos paysages.
3) On appelle Belle-Ile-en-Mer la bien nommée, comment va-t-on l'appeler après ? lien Radio France
"Imaginez voir des tours Eiffel devant vous !", regrette Gérard Pierre, vice-président du conseil départemental du Morbihan. "On appelle Belle-Ile-en-Mer la bien nommée, comment va-t-on l'appeler après ?" Car c'est bien la construction, d'ici 2030, d'une douzaine d'éoliennes de plus de 300 mètres à 19km au large de Quiberon qui est prévue dans le projet. Objectif : alimenter 450.000 habitants, selon le groupe Pennavel en charge du chantier.
"Notre seul objectif est de faire reculer les éoliennes en mer" . Philippe Le Ray, président du pays d'Auray est dégoûté : "Dans cette affaire, depuis le début, on s'est bien marré de nous, malgré les réunions publiques, les concertations. Il est temps : notre seul objectif est de faire reculer les éoliennes en mer et de protéger notre espace qui est un joyau unique au monde." Les habitants aussi sont contre le projet : "Oui, on va les voir à l'horizon, comme je les vois au Croizic, c'est affreux !", "C'est notre lieu de balade donc avoir des éoliennes très grandes c'est pas super", confient des riverains croisés sur la plage de Penthièvre à Saint-Pierre-Quiberon.
4) Ne nous sacrifiez pas » : plus de 1 500 personnes rassemblées à Quiberon contre le parc éolien de Bretagne sud Lien le Marin
La manifestation contre le projet de parc éolien flottant de Bretagne sud a rassemblé entre 1 500 et 2 000 personnes samedi 14 février, à Quiberon. La mobilisation, organisée à un mois des élections municipales par des élus locaux, et soutenue par le département du Morbihan et des associations locales, s'oppose à l'installation d'éoliennes au large de Belle-Île-en-Mer.
5) Si on ne peut pas l'éloigner, on n'en veut pas » : des élus et plus de 1 500 manifestants à Quiberon contre le projet éolien Bretagne Sud lien Le Télégramme
« Samedi, à Quiberon (56), la manifestation contre le parc éolien Bretagne Sud a rassemblé plus de 1 500 personnes, dont de nombreux élus du pays d'Auray, qui demandent l'abandon du projet s'il reste en l'état. : « Les éoliennes, on n'en veut pas ! » : le slogan, lancé par le président de l'intercommunalité Auray Quiberon Terre Atlantique (Aqta) Philippe Le Ray, à l'initiative de la manifestation, a été repris à maintes reprises par la foule réunie, ce samedi après-midi, sur la grande plage de Quiberon… située à 33 km du futur parc éolien flottant Bretagne Sud (AO5), 1 500 manifestants, selon la gendarmerie, près de 3 000, selon les organisateurs, qui se disaient très satisfaits de la mobilisation. Elle grossit, en tout cas…
Philippe Le Ray a crié sa « solidarité » avec les élus de Belle-Île-en-Mer, Houat et Hoëdic, qui s'opposent, depuis le début, au parc éolien. Le maire de Quiberon, Patrick Le Roux, et la présidente de Communauté de communes de Belle-Ile (CCBI), Annaïck Huchet, ont redit leur refus de voir leur horizon « massacré par un projet industriel » auquel ils estiment ne pas avoir été suffisamment associés
"Si c'est si compliqué, si c'est si coûteux de s'éloigner en mer, il faut arrêter le projet,"
« Si on continue de nous dire qu'on ne peut plus éloigner le parc de nos côtes, alors on n'en veut pas », explique Philippe Le Ray, qui souhaite désormais laisser passer les élections municipales avant de reprendre le dialogue avec l'État. « On épuisera tous les recours possibles pour bloquer le projet à terre... A l'unanimité les élus du pays ont décidé de bloquer à terre pour faire éloigner en mer Maintenant on nous explique envers c'est trop compliqué d'éloigner puisque la zone a été a été arrêtée. Ecoutez si c'est si compliqué, si c'est si coûteux de s'éloigner en mer à ce moment il faut arrêter le projet, ça coûtera moins cher au contribuable.
6) C'est une déclaration d'amour au paysage » : ce 14 février, Ph. Le Ray, président d'Aqta, appelle à manifester contre le projet éolien au large de Belle-Ile lien le Telegramme
Ce 14 février, jour de la Saint-Valentin, c'est une déclaration d'amour au paysage. Le point le plus viscéral, pour moi, c'est le paysage. Belle-Ile-en-mer est un joyau. Si l'État ne veut pas reculer le projet, alors je suis contre les éoliennes ! ».
7) David Le Quintrec (UFPA) : Nous les pêcheurs artisans, nous allons être impactés de plein fouet
David Le Quintrec (Union Française des Pêcheurs artisans Extraits : « Nous les pêcheurs artisans nous allons être impactés de plein fouet par ce futur parc AO5 5 et question concertation, ce parc là nous a été imposé donc on nous parle assez fréquemment de concertation, de dialogue mais… il faut savoir que nous les pêcheurs artisans, nous allons être impactés financièrement, économiquement et nos territoires vont être impactés aussi vu que nous ne pourrons plus pêcher dans ces zones là, nous allons être obligés d'aller sur d'autres zones de pêche … les bateaux vont se concentrer sur les zones restantes, et du coup nous allons appauvrir un peu plus les fonds que nous exploitons. C'est notre organisation professionnelle le comité national des pêches qui a décidé de le placer là justement alors on a vu dans plusieurs articles de journaux que c'était un endroit qui impactait le moins possible la pêche mais c'est entièrement faux ».
8) PIEBÎEM : La mer est belle sans éoliennes et c'est aussi un combat culturel ! lien
Au-delà des chiffres et des coûts directs, il y a ce qui ne se chiffre pas, et PIEBÎEM tient à rappeler que la mer est belle sans éolienne. Le Projet de zone éolienne en mer entre Belle-Île, Groix et Quiberon, ce serait aussi le saccage de la mer en tant que lieu d'élection et la destruction d'un littoral de tout un département qui porte la mer au coeur de son identité, le Morbihan (petite mer en Breton).
Parce qu'il y a aussi ce qui se sent, ce qui se ressent, ce qui apaise, ce qui nous est indispensable comme la vision de l'infini horizontal de la mer, côtoyer la mer c'est être en symbiose avec le vivant, être partie intégrante d'un paysage à la fois immuable et changeant ».lien
L'Etat serait bien imprudent d'ouvrir de nouvelles plaies dans ce qui fait culture commune, sens et apaisement dans la société dans ces temps de rupture et mal avisé de ne pas prendre en considération que la mer est porteuse d'un idéal commun et d'un imaginaire puissant particulièrement en Bretagne et bien au-delà. Parce que le combat pour la préservation de l'identité environnementale, marine, de la Bretagne est aussi un combat culturel, PIEBÎEM a invité deux sonneurs champion de Bretagne Jacques Philouze et Remi Kergosien qui ont apporté leur souffle et leur énergie à ce combat si nécessaire. Des extraits du roman de Georges Epinette, Avel Nevez - La tragédie des pales, préfacé par PIEBÎEM, qui illustre la confrontation entre un projet éolien et les mirifiques promesses des promoteurs éoliens et la réalité de la Bretagne littorale et maritime vivante ont été lus par Marie-Hélène Baradel.
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