Quiberon, 14 février 2026 : tous à la plage pour sauver le littoral du Morbihan!

Il y a une semaine, PIEBÎEM relayait l'appel des élus départementaux et locaux à manifester contre le projet de zone éolienne Bretagne sud le 14 février sur la plage de Quiberon à 15 heures et appelait à la mobilisation la plus large. Toutes les associations contre le projet Bretagne sud se sont retrouvé sur ce sujet et c'est bien normal. Dernières nouvelles de la mobilisation. 1) Enviro Veritas : quand les Bretons du Nord confrontés en baie de Morlaix à l'éolien flottant sont solidaires des Bretons du sud ; 2) Sea-Shepherd Breizh : nous y serons ! 3) Ancienne directrice du musée de la Préhistoire de Carnac , Emmanuelle Vigier appelle à la mobilisation ;4) Nouvel appel du Maire de Quiberon ; 5) Communication PIEBÎEM :préserver et transmettre.
La mobilisation qui monte : toutes les associations se mobilisent
Il y a une semaine, PIEBÎEM relayait l'appel des élus départementaux et locaux à manifester contre le projet de zone éolienne Bretagne sud le 14 février sur la plage de Quiberon à 15 heures et appelait à la mobilisation la plus large. Avec notamment une première : l'appel du Conseil Départemental à manifester : Il en va de la protection de ce qui constitue notre patrimoine culturel, naturel et touristique », l'appel de Patrick Le Roux, Maire de Quiberon : « Notre mer n'est pas à vendre, notre horizon n'est pas négociable ». lien https://piebiem.webnode.fr/l/zone-eolienne-bretagne-sud-la-mobilisation-monte-appel-des-elus-a-manifester-grand-plage-de-quiberon-le-14-fevrier- 2026/
Toutes les associations opposées au projet de zone éolienne Bretagne sud (et/ou à l'éolien en mer en général) seront à Quiberon ou appellent à se joindre à la manifestation- malgré nos différences, nous nous retrouvons sur ce combat, et c'est bien normal. PIEBÎEM fait le point sur les dernières nouvelles de la mobilisation.
1) Enviro Veritas : quand les Bretons du Nord confrontés en baie de Morlaix à l'éolien flottant sont solidaires des Bretons du sud
Lettre ouverte à nos amis Bretons du Sud Soutien à la manifestation contre les éoliennes flottantes en Bretagne Sud -Grand Plage de Quiberon
Les éoliennes en mer : - Seraient un désastre financier pour les Bretons, pour les Français, pour l'État - Augmenteraient le risque de la Grande Coupure du fait de réseaux complexes et d'une intermittence qui imposent un soutien massif d'énergies fossiles émettrices de CO₂ - Ne seraient pas une énergie propre mais facteur de multiples pollutions perturbant lourdement le milieu marin. - S'ajouteraient inutilement et dangereusement à une production dont nous n'avons pas besoin d'ici 2045 (prévisions RTE revues). Ce surplus serait exporté souvent à la moitié de son prix de revient. - Représenteraient une technologie immature dont nous ne connaissons ni les coûts réels, ni les répercussions en l'absence d'études d'impacts.
Ces masses d'acier, d'huiles hydrauliques, de P-Fas, de métaux rares, d'oxydes d'aluminium et de zinc se diluant dans la mer, nous sont imposées sans concertation.
L'atteinte à la beauté si exceptionnelle des côtes à proximité de Groix, Belle-Île, Quiberon - aussi belles que les nôtres de la Bretagne Nord - est injustifiable, inacceptable. Pour autant, si nous rejetons ces éoliennes flottantes qui n'ont aucun sens, nous restons ouverts aux solutions alternatives avec des énergies renouvelables non intermittentes pour un mix énergétique rationnel en restant vigilants pour nous et tous ceux qui vont nous succéder, afin de préserver cette mer primordiale dont nous sommes tous issus.
NB : dès la phase de consultation, PIEBÎEM a fait savoir son opposition au projet en baie de Morlaix lien
2) Sea-Shepherd Breizh : nous y serons !
La mobilisation monte contre la ferme usine éolienne prévue Bretagne Sud, avec les prises de positions des élus locaux et l'annonce d'une manifestation à Quiberon le 14 février sur la grande plage à 15h.
Nous y serons !
Face à l'urgence climatique, l'océan est notre meilleur allié. Pourtant, en France, des projets de parcs éoliens industriels menacent gravement la biodiversité marine en étant implantés dans des zones riches en espèces protégées, sans réelle évaluation environnementale préalable.
Vous souhaitez en savoir plus sur notre position sur les éoliennes offshore ? N'hésitez à vous documenter sur notre opération Les Vents de la Colère : Sea Shepherd France agit en mer et au niveau juridique pour dénoncer ces projets destructeurs, exiger un moratoire, et défendre une transition énergétique qui ne se fasse pas au détriment du vivant. Lien Lien
3) Ancienne directrice du musée de la Préhistoire de Carnac , Emmanuelle Vigier appelle à la mobilisation
Le 14 février prochain, Emmanuel Vigier rejoindra le collectif PIEBÎEM (Préserver l'identité environnementale de Bretagne Sud et des îles contre l'éolien en mer) sur la grande plage de Quiberon. Une mobilisation qui illustre ses préoccupations quotidiennes de citoyenne carnacoise. Directrice du musée de la préhistoire de 2006 à 2020, la spécialiste des mégalithes est arrivée ici pour le travail. « J'ai eu du mal à me loger, comme tout le monde », se souvient-elle. Pendant dix ans, elle a inventorié les 397 mégalithes entrés dans le dossier d'inscription à l'Unesco. Cette militante attend des élus qu'ils se soucient davantage de l'impact que le parc éolien flottant de Bretagne Sud, aura sur « la valeur universelle et exceptionnelle des paysages et des tombeaux de Carnac ». Elle milite pour plus d'information au grand public. « Comment expliquer aux habitants qu'ils ne peuvent pas installer n'importe quelle fenêtre à cause de l'Aire de mise en Valeur de l'Architecture et du Patrimoine (Avap), mais que des éoliennes plus grandes que la Tour Eiffel, visibles de Douarnenez ou de Saint-Nazaire, ne posent aucun problème ? On nous prend pour des cobayes. C'est aberrant ! » lien
4) Nouvel appel du Maire de Quiberon
Manifestation du 14 février à 15 h sur la Grande Plage de Quiberon : venez exprimer votre attachement à notre littoral Nous sommes ici sur la Grande Plage de Quiberon, nous sommes là pour dénoncer un fisaco programmé, celui de l'implantation d'éoliennes géantes au large de Belle-Île, au large de la côte sauvage. Ce projet va mettre en danger la qualité de nos paysages, la pêche côtière… tout cela pour produire une électricité intermittente dont sans doute l'économie française n'a pas besoin . Nous ne pouvons pas laisser faire cela lien video https://www.facebook.com/reel/1246966287344641
5) Communication PIEBÎEM
CP 17 janvier 2026 : Extraits Pour préserver et transmettre : Manifestation contre la zone industrielle éolienne Bretagne Sud (plage de Quiberon, 14 février, 15h) : PIEBÎEM appelle à la plus large mobilisation
PIEBÎEM appelle donc à un moratoire immédiat sur le raccordement de Bretagne Sud et, in fine, à l'abandon du projet qui cumule les inconvénients de l'éolien posé (proximité du littoral, maximisation des atteintes paysagères, patrimoniales, à la biodiversité de la mer littorale, conflits d'usage avec la pêche, le tourisme, la nautisme) et de l'éolien flottant (coûts extravagants, immaturité technique, agression des fonds marins).
PIEBÎEM s'associe donc à l'appel à manifester des élus locaux le 14 février à Quiberon, pour que nous sachions collectivement préserver et transmettre la beauté des paysages, du patrimoine archéologique, historique, de la biodiversité, et aussi le patrimoine immatériel de la Bretagne, si lié à son identité marine aujourd'hui menacée par une industrialisation massive de la mer côtière, au surplus inutile climatiquement et même dangereuse dans le contexte énergétique français.
CP 09 février 2026. Extraits Au-delà des chiffres et des coûts directs, il y a ce qui ne se chiffre pas : A Quiberon le 14 février 2026, la mer est belle sans éolienne, PIEBÎEM appelle à protéger le littoral de la « tragédie des pales ».
Au-delà des chiffres et des coûts directs, il y a ce qui ne se chiffre pas...
Le projet de zone éolienne en mer entre Belle-Ile, Groix et Quiberon, ce serait aussi le saccage de la mer en tant que lieu d'élection et la destruction d'un littoral de tout un département qui porte la mer au cœur de son identité, le Morbihan (petite mer en Breton).
L'Etat serait très mal inspiré de ne pas entendre que la mer suscite très majoritairement des émotions positives pour les Français, qu'ils aspirent à sa protection au plus haut point et comme l'a rappelé l'étude IPSOS CNDP pour la Mer en Débat que l'espace littoral est avant tout apprécié pour son aspect naturel et préservé et en tout premier une vue dégagée. Lien
L'Etat serait bien imprudent d'ouvrir de nouvelles plaies dans ce qui fait culture commune, sens et apaisement dans la société dans ces temps de rupture et mal avisé de ne pas prendre en considération que la mer est porteuse d'un idéal commun et d'un imaginaire puissant particulièrement en Bretagne et bien au-delà.
Comme le rappelait l'enquête IPSOS , « Côtoyer la mer c'est être en symbiose avec le vivant, être partie intégrante d'un paysage à la fois immuable et changeant » et pour PIEBÎEM, l'Etat ne doit pas rester sourd au plaidoyer des élus, des associations, des citoyens qui ne veulent pas être soumis à la « tragédie des pâles » pour reprendre le titre du roman de Georges Espinette, préfacé par PIEBÎEM.












