
Principales contributions à l'enquête
Principales contributions à l'enquête publique sur le raccordement

Contribution PIEBÎEM n01 L'association PIEBÎEM (Préserver l'Identité Environnementale de la Bretagne sud et des Îles contre l'Eolien en Mer) rappelle que les garants CNDP de la concertation continue sur AO5 (dans leur lettre n°26 et dans le 5ème rapport intermédiaire de la concertation continue) émettent un certain nombre d'observations sur l'ouverture de l'enquête publique concernant le raccordement. Dans leurs recommandations, ils notent que des diagnostics archéologiques préventifs ont été réalisés et pourront être suivis de prescription de fouilles qui seront notifiées par la Direction Régionale des Affaires Culturelles. Bien que les résultats de ces études ne fassent pas partie des pièces requises pour figurer au dossier d'enquête publique, les garants recommandent vivement qu'ils fassent partie intégrante des documents mis à disposition du public lors de l'enquête publique ce qui n'est pas compatible avec la tenue d'une enquête publique qui commencerait à l'été.
Si toutefois le calendrier de l'enquête publique était maintenu à l'été, les garants recommandent qu'un plan de communication un peu plus dense qu'à l'habitude soit mis en place pour compenser le caractère défavorable de cette période. texte complet ci-joint
Contribution George Espinette : J'ai bien compris que l'enquête concerne le raccordement électrique des parcs éoliens flottants de Bretagne Sud : poste électrique en mer, câbles sous-marins, atterrage, liaison terrestre et poste de raccordement à Pluvigner. Les observations doivent donc porter directement sur cette infrastructure, même si elles peuvent interroger la cohérence du projet global.
Points soulevés : - Le raccordement peut-il être autorisé alors que certains éléments des parcs eux-mêmes restent incertains ? - Les caractéristiques techniques définitives des flotteurs, des ancrages, des câbles et du poste en mer sont-elles connues ? - Le raccordement est-il conditionné à la réalisation effective des deux parcs ? - Que se passe-t-il si un seul parc est construit, retardé, réduit ou abandonné ? - Le public a-t-il accès à une version complète, cohérente et actualisée de l'étude d'impact ? - Les pièces du dossier sont-elles cohérentes entre elles concernant les puissances, les tracés, les surfaces, les coûts, les calendriers et les impacts ?
L'Autorité environnementale a déjà relevé des imprécisions, des lacunes et des incohérences entre documents : il faut demander que ces points soient corrigés avant toute autorisation. Texte complet pJ
Contributions S Verwaerde : Au vu de l'insuffisance d'éléments descriptifs sur les caractéristiques techniques définitives du projet de parc éolien flottant et des retours d'expérience qui commencent à se diffuser, je tiens à exprimer ma très vive opposition au projet de parc éolien flottant Bretagne Sud et à son raccordement. Il me parait indispensable que son autorisation soit réexaminée en l'éclairant des conséquences objectives, non seulement sur les paysages et le patrimoine, qui sont de première évidence, mais également sur l'impact sur le milieu marin (pollution, biodiversité, turbidité de l'eau), sur les phénomènes météorologiques locaux induits, ainsi que sur la pêche et la navigation.
Problématique liée à la défense nationale : De Gâvres à Quiberon plusieurs champs de tir sont utilisés par les fusiliers marins et commandos marine, notamment pour des activités faisant intervenir des drones. Au large de Belle Ile existe une zone de tir sur coffre destinée au réglage des canons des bâtiments de la marine. D'autres zones, au sud / sud ouest de Belle Ile sont préemptées par le ministère des armées afin d'y réaliser des tirs d'essai et de contrôle de missiles en liaison avec le centre d'essai des Landes (Biscarosse) de la DGA. La pérennité de ces zones rend problématique l'éloignement des éoliennes. Enfin, vu les tensions internationales croissantes, je souhaite savoir comment on compte protéger ces infrastructures flottantes coûteuses et stratégiques d'une attaque par drone de surface ou sous-marin, procédant de la guerre hybride. Il me paraît donc indispensable que l'impact du projet sur les activités militaires, aéronautiques, les radars et les servitudes de défense soit présenté au public de façon transparente et suffisamment précise. PJ contribution intégrale
Contribution François Goulard : le projet de raccordement électrique des parc éoliens marins de Bretagne Sud , dénommés AO5 et AO10 est techniquement consubstantiel à ces deux projets ; il l'est aussi économiquement car il constitue une subvention dissimulée aux porteurs de projets , son financement devant être intégré dans le tarif d'usage du réseau de transport de l'électricité , payé par l'ensemble des consommateurs. Le coût particulièrement élevé de ce raccordement constitue à lui seul une distorsion de concurrence vis-à-vis des autres modes de production électrique .
Pour des motifs nombreux et d'ordres différents, j'exprime ici une opposition résolue au projet soumis à la présente enquête .
En premier lieu, les parcs AO5 et AO10 s'inscrivent dans une politique de production électrique , inscrite dans les PPE , profondément erronée . La proportion d'énergies dites renouvelables dans ce qu'il est convenu d'appeler le mix énergétique relève d'une approche idéologique, déconnectée des réalités tant techniques qu'économiques . La double exigence d'une production électrique à tout moment égale à la consommation, principe fondamental d'équilibre de tout réseau électrique , et d'une stabilité de fréquence à 50 HZ , n'est absolument pas assurée par les productions éoliennes , particulièrement aléatoires, ou solaires . Ce principe d'égalité impose de moduler les autres modes de production pour suivre les variations de consommation. Quant à la stabilité de fréquence, elle exige que soient raccordées au réseau des centrales à forte inertie , ce que ne sont absolument pas les éoliennes .
Les pays qui ont conservé ou qui développent à grand échelle des centrales thermiques font jouer à ce parc ce rôle de régulation ; c'est notamment le cas de l'Allemagne, qui maintient en fonctionnement ses centrales thermiques, y compris les plus émettrices de CO2 , et a adopté un plan massif de construction de turbines à gaz .
La France utilise principalement la modulation de la production de son parc électronucléaire pour pallier les inconvénients des modes de production non pilotables , dont l'éolien . Cela ne va pas sans conséquences négatives, en terme de longévité voire de sécurité des centrales nucléaires , et de coût moyen de leur production , le coût du combustible pesant peu par rapport au poids de l'investissement.
Mais le développement inconsidéré des modes de production non pilotables conduira dans les prochaines années à arrêter fréquemment des centrales nucléaires , multipliant les opérations de redémarrage qui sont à la fois longues et complexes . Le Haut commissaire à l'énergie atomique, scientifique indépendant dont la mission est de conseiller le gouvernement, estime que les perspectives de développement des éoliennes et du solaire , conjuguées aux prévisions de consommation, conduiraient par moment à un arrêt complet du parc électronucléaire.
Les prévisions de hausse de la consommation électrique qui fondent la PPE 3 , et donc le développement massif de l'éolien , sont généralement considérées comme irréaliste dans un contexte où celle-ci stagne malgré les efforts d'électrification des usages , notamment en raison de la désindustrialisation. L'essor des data centers devrait certes accroître la consommation globale , mais ceux-ci exigent une production extrêmement stable en puissance et en fréquence , à rebours de ce que produisent les éoliennes. Il est donc clair que les parcs AO 5 et AO 10 s'inscrivent dans une perspective de développement excessif de l'éolien .
Mais en outre , le choix de l'éolien flottant ajoute au caractère profondément contestable des deux projets . Il y a eu manifestement une volonté de minorer les oppositions en éloignant les parcs des côtes . La conséquence directe est le coût parfaitement déraisonnable du raccordement, tant des câbles que de la station . Ce coût , je l'indiquais ci-dessus , est supporté par l'ensemble des consommateurs . S'agissant de l'éolien terrestre , il est déjà supérieur à celui du raccordement des centrales nucléaires ou thermiques. Mais dans le cas présent , il change complètement l'équation économique de ces projets . Sans cette distorsion de concurrence , les parcs sont littéralement non finançables et le coût de revient de leur production encore moins compétitif qu'il ne l'est dans les présentations officielles.
Sur un plan technique , le choix de l'éolien flottant est pour le moins hasardeux. Les retours d'expérience sont très limités et ne sont absolument pas à l'échelle du gigantisme des projets de la PPE 3 . Garantir la résistance de structures de très grande taille soumises à des contraintes très fortes requiert des compétences techniques et industrielles dont le groupement titulaire de l'AO 5 est loin d'avoir fait la preuve qu'il les possédait.
L'argument a été aussi avancé d'un meilleur facteur de charge pour un parc construit au large . L'examen attentif des vents relevés près des côtes et au large ne permet pas de constater un gros écart de force du vent . On observe même qu'en période de vent faible , il n'est pas rare que le vent près des côtes soit légèrement supérieur à celui du large ( vents thermiques) .
Au point de vue économique, la viabilité de ces projets repose sur des garanties d'achat et de prix , particulièrement pénalisantes dans le contexte budgétaire actuel . Le prix affiché pour l'AO 5 paraît moins pénalisant que ceux de parcs plus anciens , pourtant moins coûteux à construire. Le gouvernement ne paraît cependant pas à l'abri de demandes de renégociation, au moment où un renoncement des investisseurs prendrait l'allure d'un échec flagrant d'une politique publique .L'identité des investisseurs est aussi un problème en soi . Il s'agit d'un conglomérat baroque , où figure des entreprises absolument étrangères au domaine de la production électrique . Il est révélateur qu'un changement majeur soit déjà intervenu dans la composition de ce consortium, ce qui ne donne pas un sentiment de sérieux.
Enfin , sur un plan global , le développement excessif des moyens de production a aussi pour conséquence de déstabiliser le marché de l'électricité , avec des occurrences de prix négatifs qui se comptent en centaines par an et d'autres occurrences de prix plusieurs fois supérieurs à la moyenne , ce qui est particulièrement déstabilisant pour les acteurs économiques .
Techniquement et économiquement, les parcs AO 5 , AO 10 et leur raccordement objet de la présente enquête, relèvent de décisions particulièrement mal fondées , non conformes à l'intérêt général et lourdes de conséquences pour notre avenir énergétique. L'argument parfois entendu d'une prétendue autonomie énergétique de la Bretagne, entendu dans la bouche de parfaits ignorants, ne résiste pas à l'examen: notre région est raccordée à un réseau national et aujourd'hui largement européen , au sein duquel circule des électrons sans considération de leur lieu de production ! Et que dire d'une « autonomie » à éclipse , qui disparaîtrait les jours sans vent !;
Ces projets sont aussi très contestables du point de vue de l'environnement. Les études préalables à ces décisions peuvent été qualifiées de succinctes , pour ne pas dire à peu près inexistantes . En ce qui concerne les espèces marines , le contraste est frappant entre le soin extrême mis à la protection des espèces dans les projets terrestres et l'indifférence les pouvoirs publics vis-à-vis de la vie marine . Il est certain que les conditions d'étude sont plus difficiles et les inventaires beaucoup plus lacunaires. Mais cela ne justifie pas le désintérêt officiel pour ces questions . Or , ceux qui connaissent ces espaces pour y naviguer savent qu'ils sont très riches notamment en cétacés ( dauphins , globicephales , rorquals …) , qui font l'objet ailleurs de protections particulières . L'étendue des espaces concernés par ces projets , la démesure des ouvrages , leurs mouvements, les vibrations émises , ne peuvent pas ne pas affecter la vie marine .
Un autre aspect est quasiment ignoré des études est celui de la sédimentologie . On sait que les courants de marée ont une influence décisive sur la constitution ou l'érosion de dépôts sableux . Or le littoral du Morbihan est très marqué par ces dépôts massifs , provenant de l'estuaire de la Loire : on peut citer l'isthme de Quiberon , la mer de Gâvres , et les longues étendues de plages au Nord du projet . A ce stade , l'impact des parcs est imprévisible , mais on peut tenir pour certain qu'il n'est pas nul , la dimension des ouvrages étant de nature à affecter les courants au large . Il est assez irresponsable de faire l'impasse sur des sujets qui peuvent être lourds de conséquences.
On relèvera aussi l'inconvénient d'un atterrage à proximité immédiate du périmètre des mégalithes du Morbihan , classés au patrimoine mondial par l'UNESCO.
Enfin , et c'est peut-être l'aspect le moins admissible pour ceux qui vivent dans notre région , pour ceux qui la fréquentent et la connaissent, ces projets causeraient un préjudice scandaleux à un patrimoine naturel incomparable . Le sentiment général, largement exprimé par des conseils municipaux autant vaut dire unanimement hostiles , est que l'on a pas le droit de porter atteinte à ces côtes bretonnes qui constituent une richesse que l'on pensait éternelle. Les éoliennes au large de La Baule , éloignées , sensiblement moins hautes que celles dont nous parlons, dérangent dans le somptueux paysage du phare des Cardinaux , à l'Est d'Hoedic . Comment imaginer qu'au large de Belle-Ile , la vue de l'océan , merveilleusement préservée , soit polluée par ces installations monstrueuses ? Ce serait , à proprement parler , un crime contre la Beauté que nous ne pourrions pardonner
CONTRIBUTION DE L'UNION FRANCAISE DES PECHEURS ARTISANS ET DE L'ALLIANCE EUROPEENNE DES PECHEURS ARTISANS A L'ENQUETE PUBLIQUE SUR LE RACCORDEMENT DES PARCS EOLIENS EN BRETAGNE SUD : Dans sa très large majorité, les Pêcheurs Artisans (professionnels - pêcheurs à pied et pêcheurs armant des navires de pêche côtière de moins de 25 m;)s'opposent sans ambiguïté à la réalisation de parcs éoliens offshores, ancrés ou flottants, et à leur raccordement au réseau électrique à terre en Bretagne sud (A05 et AO9), pour les raisons suivantes :
POLITIQUE DE LA TRIPLE PEINE POUR LES PÊCHEURS ARTISANS
1 – Eviction des zones ancestrales de pêche : En cette période troublée par les conflits internationaux, la Souveraineté Alimentaire de notre Pays s'avère plus essentielle que jamais, et il appartient aux Services de l'Etat de préserver l'activité productive de la pêche artisanale qui fait vivre nos régions côtières et participe activement à l'alimentation de la population à l'échelle nationale.
Le Domaine Public Maritime (DPM) de la zone concernée par l'implantation des parcs éoliens offshores de l'AO5 et de l'AO9, constitue un écosystème fragile, exploité depuis toujours par les pêcheurs artisans professionnels de manière respectueuse vis à vis de l'environnement et de la biodiversité qui ne saurait être dévolue exclusivement à la production d'une énergie électrique intermittente économiquement injustifiée.
Considérant qu'il est totalement illusoire de pouvoir envisager une cohabitation harmonieuse et sécurisante des zones concernées entre la pêche artisanale et l'implantation d'éoliennes offshores, il en résulterait que les aires de pêche, parmi les plus productives de France, soient irrémédiablement interdites à toute activité de pêche (arts traînants et dormants).
La première peine serait donc, pour les pêcheurs artisans côtiers, de devoir exercer leurs activités plus loin de leur port d'attache, plus au large où la productivité est moindre, en prenant plus de risques et, par voie de conséquence, en consommant plus de carburant fossile (gas-oil) pour tenter de subsister.... ce qui serait un comble dans un contexte de transition énergétique.
A ceux qui pourraient affirmer que ces deux activités anthropiques sont conciliables, nous sommes disposés à concevoir avec eux des techniques de pêche permettant l'évitement de ces infrastructures offshores – et tout particulièrement des éoliennes offshores dont le rayon d'évitage est près de 10 fois supérieur que pour les éoliennes fixes - et de négocier avec nos compagnies d'assurance qui refusent d'assumer les risques accidentogènes induits !
2 – Perturbations de l'écosystème : Affirmer que l'implantation d'éoliennes offshores, fixes ou flottantes, ainsi que leur raccordement au réseau, n'aurait aucune incidence sur les écosystèmes marins est un déni des observations scientifiques en sus d'être en contradiction avec les réglementations européennes sensées prévaloir sur le droit français.
2.1- Atteinte aux Directives Européennes Il est patent de reconnaître que les Préfectures, en charge de la validation des projets éoliens offshores, s'affranchissent des Directives Européennes – tout particulièrement de la « Directive Habitats » et de la « Directive Oiseaux » - imposées aux Etats membres afin de préserver les espèces marines dont les populations sont en situation critique de disparition.
L'intérêt supérieur de la Nation, utilisé ici de sorte à favoriser la Transition Energétique, s'oppose donc frontalement à la politique de Transition Ecologique prônée par ailleurs.
Il serait illusoire de considérer que des mesures financières compensatoires, accordées par les promoteurs des parcs éoliens à des projets périphériques de manière souvent obscures, puissent compenser les dommages causés à l'environnement sur les sites d'implantation des parcs éoliens.
2.1- Phase d'implantation :
Les forages pour la fixation des supports (éoliennes fixes et stations de raccordement) ou le ragage des chaînes d'ancrage (éoliennes flottantes), tout autant que les tranchés ou enrochements pour le passage des câbles sous marins, ont des conséquences, souvent irréversibles, sur la faune et la flore marine benthiques, perturbant l'ensemble de l'écosystème, selon les dires mêmes de l'IFREMER.
Nuisances sonores, panaches de sédiments, destructions de substrats indispensables à la survie d'espèces benthiques, dont les effets sont durables et le plus souvent irréversibles ne sont aujourd'hui plus contestés par les plus hautes autorités scientifiques internationales.
2.2- Phase d'exploitation :
Les bruits et ondes vibratoires des éoliennes, le ragage incessant des chaînes d'ancrages, l'utilisation d'anodes sacrificielles et de peintures anti-fouling, la perte mécanique de lubrifiants, la collision des pales avec l'avifaune et les obstacles aux migrations, entre autres, sont autant de sources de pollution de l'environnement que l'on ne peut ignorer et dont les impacts sont désormais avérés.
Certains rétorqueront que ces ouvrages offshores sont susceptibles de constituer un « effet refuge » favorable au maintien de la biodiversité. Ceci est une aberration totale, surtout dans le cas d'éoliennes flottantes, qui favoriseront, au large, la colonisation d'espèces se développant normalement à une bathymétrie côtière ainsi que l'implantation d'espèces invasives exogènes, susceptibles d'impacter l'ensemble de la chaîne trophique.
2.3- Phase de démantèlement :
Ayant pour obligation contractuelle de restaurer l'environnement en son état d'origine au terme de la période d'exploitation, ce sujet est totalement différé et négligé par les exploitants des parcs éoliens et par l'Administration compétente, faute de technologies appropriées à ce jour.
Comment en effet imaginer d'enlever des milliers de tonnes de béton et d'enrochements disposés sur les fonds marins, sans de nouveau générer de graves perturbations sur les écosystèmes ?
Ces impacts négatifs sur le maintien de la biodiversité constituent la seconde peine pour les pêcheurs artisans à qui il est demandé, par ailleurs, de pratiquer, sous contrainte, une pêche responsable.
3 – Impacts économiques : Ainsi que cela est le cas pour l'ensemble des consommateurs d'énergie électrique, les coûts de production contractuels de ces « moulins à vent », de 50 à 200 % plus onéreux que d'autres sources de production décarbonées, ainsi que le coût de leur raccordement aux réseaux, auront une incidence non négligeable sur les charges d'exploitation des entreprises de traitement et de valorisation des produits de la mer, fortes consommatrices d'électricité, et par conséquence induite sur l'équilibre économique de l'ensemble de la filière pêche.
Une troisième peine que les pêcheurs artisans partageront avec l'ensemble des consommateurs d'énergie électrique.
SUR LA PERVERSITE DE LA CONSULTATION DEMOCRATIQUE : Bien en amont de la démarche de la présente enquête publique, dont on sait que malheureusement les avis ne seront que consultatifs - sachant que, in fine, l'Etat, représenté par les autorités Préfectorales, imposera la réalisation de ces parcs éoliens offshores – il convient d'affirmer que les consultations préliminaires favorables de certaines instances, argumentant du bien fondé de ces projets, sont parcellaires et totalement dénuées d'approbations collégiales unanimes.
Il en est ainsi de la position favorable de certaines collectivités territoriales (Conseil Régional de Bretagne), et du Comité National des Pêches Maritimes et des Elevages Marins (CNPMEM), lesquels, motivés par l'appât du gain généré par la perception de la Taxe éolienne (20.240 € par Mw implanté), ferment les yeux sur l'ensemble des nuisances environnementales et sur les conséquences sociétales induites à court et moyen terme, quitte à s'opposer frontalement aux avis de leurs mandants.
Il est ainsi intéressant de constater que plus l'on s'éloigne du terrain et plus l'on se rapproche du pouvoir central, plus les impacts induits par ces projets éoliens offshores sont ignorés au profit d'intérêts financiers in fine payés par les contradicteurs subissant au quotidien l'ineptie de cette politique énergétique.
COMPLEMENTARITE D'ACTIONS : En sus de tout ce qui précède, l'Union Française des Pêcheurs Artisans, dont les membres sont attachés à la préservation de l'environnement maritime et du patrimoine historique de la Région Bretagne, se joint aux observations et revendications portées par les associations « Préserver l'Identité Environnementale de Bretagne Sud et des Iles contre l'Eolien en Mer » – PIEBIEM – , « Gardiens du Large », « Le Génie du Lieu », « Union Belliloise », « Sites et Monuments », « Horizons Groisillons », « Fédération de protection de la baie de Quiberon », au Conseil Départemental du Morbihan, aux élus du Pays d'Auray et aux Municipalités de Belle Ile en Mer, de Locmaria, Bangor, Sauzon, et autres, qui militent contre ces projets AO5 et AO9.
